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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Mardi 10 décembre 2013

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 51 du 19 décembre 2013)

Quand Dieu recrée

Le chrétien qui perd l’espérance perd le sens même de son existence et c’est comme s’il vivait devant un mur. Ouvrir les portes à la rencontre avec le Seigneur signifie recevoir de lui ce réconfort qui nous redonne, avec tendresse, l’espérance. L’homélie du Pape François lors de la messe célébrée mardi 10 décembre, dans la chapelle de Sainte-Marthe, a précisément été consacrée à ce réconfort dans la tendresse, avec lequel le Seigneur recrée l’espérance chez le chrétien. En citant le livre du prophète Isaïe (40,1-11), défini comme « le livre de la consolation d’Israël », le Pape s’est arrêté sur le réconfort que Dieu invoque pour son peuple. C’est le Seigneur lui-même qui « s’approche pour le réconforter, pour lui donner la paix ». Et ainsi, « il accomplit un grand travail », car il « refait toutes les choses, il les recrée ». Cette « re-création », a-t-il ajouté, est encore plus belle que la création. Le Seigneur rend donc visite à son peuple en « recréant ». En réalité, le peuple de Dieu attendait cette visite, il savait que le Seigneur l’aurait accomplie. « Rappelons-nous — a souligné à ce propos le Saint-Père — des dernières paroles de Joseph à ses frères : quand le Seigneur vous rendra visite, apportez mes os avec vous ». Ainsi, a-t-il ajouté, « le Seigneur rendra visite à son peuple. C’est l’espérance d’Israël. Et il lui rendra visite avec ce réconfort : tout refaire. Pas une fois, mais de nombreuses fois». L’Évêque de Rome a indiqué plusieurs lignes directrices de ce « refaire ». Tout d’abord, « quand le Seigneur s’approche, il nous donne l’espérance. Donc — a-t-il spécifié — il refait avec l’espérance. Il ouvre toujours une porte ». Quand le Seigneur s’approche de nous, il ne ferme pas les portes, mais il les ouvre ; et ensuite, quand il vient, « il vient à portes ouvertes ». Dans la vie chrétienne, cette espérance « est une véritable forteresse, est une grâce, est un don ». En effet, quand « le chrétien perd l’espérance, sa vie n’a plus de sens. C’est comme si sa vie se trouvait devant un mur, le néant. Mais le Seigneur nous réconforte et nous refait avec l’espérance, pour aller de l’avant ». Cela « a été le grand travail de Jésus » pendant les quarante jours qui s’écoulent entre la résurrection et l’ascension : « Réconforter les disciples, s’approcher et apporter le réconfort, s’approcher et donner l’espérance, s'approcher avec tendresse. Pensons — a dit le Pape — à la tendresse dont il a fait preuve avec les apôtres, avec Madeleine, avec ceux d’Emmaüs ». Et il en est toujours ainsi. Avec nous aussi. Nous devons cependant demander au Seigneur la grâce « de ne pas avoir peur — a-t-il affirmé en concluant — du réconfort du Seigneur, d’être ouverts, de la demander, de la chercher car c’est un réconfort qui nous donnera l’espérance et qui nous fera sentir la tendresse de Dieu le Père ».



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