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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Lundi 15 septembre 2014

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 40 du 2 octobre 2014)

Trois femmes

Deux femmes et mères — Marie et l’Église — apportent le Christ à une troisième femme, qui ressemble aux deux premières mais qui est plus « petite » : notre âme. Avec ces images toutes au féminin, le Pape a voulu réaffirmer que, sans la maternité de Marie et de l’Église, nous n’avons pas le Christ. « Nous ne sommes pas orphelins » a-t-il rappelé. François a immédiatement souligné que « l’Église, dans sa liturgie, nous conduit deux fois, pendant deux jours, l’un après l’autre, au Calvaire » : en effet « hier elle nous faisait contempler la croix de Jésus, aujourd’hui sa mère près de la croix » (Jn 19, 25-27). En particulier, « hier elle nous faisait dire un mot : glorieuse ». Un mot se rapportant à la « croix du Seigneur, parce qu’il nous apportait sa vie, il nous apportait sa gloire ». Mais « aujourd’hui le mot le plus fort de la liturgie est : mère. La croix est glorieuse ; la mère est humble et douce », et la liturgie célèbre aujourd’hui cette dernière comme Vierge des douleurs. Telle est donc « notre espérance : nous ne sommes pas orphelins, nous avons des mères » : tout d’abord Marie. Puis l’Église, qui est mère « quand elle suit la même route que Jésus et Marie : la route de l’obéissance, la route de la souffrance, et quand elle a cette attitude d’apprendre continuellement le chemin du Seigneur ». « Ces deux femmes — Marie et l’Église — font avancer l’espérance qui est le Christ, nous donnent le Christ, engendrent le Christ en nous » a répété l’Évêque de Rome. Ainsi « sans Marie, il n’y aurait pas eu Jésus Christ ; sans l’Église, nous ne pouvons pas aller de l’avant ». Ce sont « deux femmes et deux mères ». « Marie était très ferme près de la croix, elle était liée avec le fils parce qu’elle l’avait accepté et savait, plus ou moins, que l’attendait une épée : Syméon le lui avait dit ». Marie est « la mère très ferme qui donne de l’assurance sur cette route d’apprentissage, de souffrance et d’obéissance ». Et l’Église mère aussi « est très ferme quand elle adore Jésus Christ et nous guide, nous enseigne, nous couvre, nous aide sur cette route de l’obéissance, de la souffrance, de l’apprentissage de cette sagesse de Dieu ». De plus, « notre âme aussi participe à cela, quand elle s’ouvre à Marie et à l’Église : selon le moine Isaac, l’abbé de l’Étoile, notre âme aussi est féminine et ressemble par analogie à Marie et à l’Église ». Ainsi « aujourd’hui, en regardant près de la croix cette femme — très ferme pour suivre son fils dans la souffrance pour apprendre l’obéissance — nous regardons l’Église et nous regardons notre mère ». Mais «nous regardons aussi notre petite âme, qui ne se perdra jamais si elle continue à être aussi une femme proche de ces deux grandes femmes qui nous accompagnent dans la vie : Marie et l’Église ». François a conclu en rappelant que, « comme du paradis sont sortis nos pères avec une promesse, aujourd’hui nous pouvons aller de l’avant avec une espérance: l’espérance que nous donnent notre mère Marie, très ferme près de la croix, et notre sainte mère l’Église hiérarchique ».

 



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