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PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA
MAISON SAINTE-MARTHE

Jeudi, 13 octobre 2016

 

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n°43  du  27 octobre 2016)

Un nom de rêve

Sur la carte d’identité de chaque chrétien, il y a le nom que Dieu a choisi avec la même tendresse qu’un père ou une mère « qui rêvent de leur enfant ». Il y a également trois caractéristiques incontournables: « béni parce que choisi, parce que pardonné et parce qu’en chemin ». Voilà les signes de reconnaissance du chrétien. Il s’agit à présent de bien comprendre quel est « ce chemin, cette identité chrétienne ». L’apôtre Paul nous y aide précisément, lorsque, au début de la lettre aux Ephésiens (1, 1-10), « il explique quelle est l’identité chrétienne, et dit avant tout: “Nous avons été bénis”. Le chrétien est un béni: béni par le Père, par Dieu ». Paul propose trois traits de cette bénédiction. Le premier est: « Le chrétien est une personne choisie; nous sommes choisis; Dieu nous a choisis un par un, non pas comme une multitude océanique, comme une masse de personnes ». Au contraire, Dieu « nous a donné un nom, il connaît notre nom à chacun ». Pour faire comprendre cette vérité, le Pape a eu recours à l’image d’un « couple, lorsqu’il attend un enfant ». Les deux parents se demandent: « Comment sera-t-il? Comment sera son sourire? Et comment parlera-t-il? ». De la même manière, « j’ose dire que nous aussi, chacun de nous, a été rêvé par le Père comme un père et une mère rêvent de l’enfant qu’ils attendent ». Et « cela te donne une grande sécurité. Le Père t’a voulu, toi, de façon spécifique: toi, toi, toi. Chacun de nous ». Cette conscience « est le fondement, est la base de notre relation avec Dieu: nous parlons à un Père qui nous aime, qui nous a choisis, qui nous a donné un nom ». Dans la lettre aux Ephésiens, Paul écrit: « Le Père nous a gratifiés dans le Fils aimé. En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce ». Un passage qui nous révèle le deuxième trait: « Le chrétien est une personne “pardonnée” ». En effet, un homme ou une femme qui ne se sentent pas pardonnés ne sont pas pleinement chrétiens, ils ressemblent « à cet homme qui était devant l’autel et disait: “Je te remercie Seigneur, parce que je n’ai pas besoin de pardon, je ne commets pas de péchés comme tous les autres!” ». Mais « un seul n’a pas été pardonné, parce que son orgueil était si grand qu’il n’a pas laissé la place au pardon: le diable ». En revanche, tous « nous avons été pardonnés par le prix du sang du Christ ». Il est important de faire également un peu d’exercice de mémoire pour bien rappeler pour « quelle chose j’ai été pardonné », en gardant à l’esprit « les choses laides que tu as faites, pas celle qu’a faites ton ami, ton voisin, ta voisine: les tiennes! ». Dans la Lettre aux Ephésiens, Paul écrit: « Le Père nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis: ramener toutes choses sous un seul chef, le Christ ». Donc, « le chrétien est un homme et une femme en chemin vers la plénitude, vers la rencontre avec le Christ qui nous rachetés ». Au point que « on ne peut comprendre un chrétien immobile ». En effet, « le chrétien doit toujours avancer, il doit marcher ». « Le chrétien est un homme en chemin, une femme en chemin, qui fait toujours le bien, qui cherche à faire le bien, à aller de l’avant ». Telle « est l’identité chrétienne: bénis, parce que choisis, parce que pardonnés et parce qu’en chemin », a dit le Pape en faisant remarquer comme il est « beau de vivre ainsi ».

 



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